Histoire

Ce poème a été écrit en hommage à un membre de ma famille, déporté à Auschwitz. La première partie est l’adaptation en paroles du thème <<Revka 1922>> , écrit par mon grand-père pour sa mère.

 

Mélancolie

Ton sourire réjoui

Est devenu poussière

Tu dors sous la pluie

Bercée dans le vent d’hiver

Ta vie s’est ternie

Quand dans ce grand wagon de fer

Noirci par la suie

On te conduisit en enfer…

Ton visage sans vie

Hante les âmes traîtresses

Tu dors sans un bruit

Dans un fleuve de tristesse

Sans une onde de bonheur

Mais dans une quiétude sans ardeur

Ton sourire éclaire la nuit

Ta nostalgie flotte dans l’air

Tu dors bercée par la pluie

Loin de la guerre

Ton ombre au regard vide

Fixe sans voir les murs du camp

Ton visage sans une ride

Berce la mort d’un doux chant

Le soleil sur tes traits

Renouvelle son éclat

Mais la lumière disparaît

Lorsque sonne le glas

Ta liberté meurt dans l’oubli

Ton dernier souffle imprègne l’air

Tu dors bercée par la pluie

Sous un océan de terre….

2009

Hommage aux poilus dans le cadre du 90e anniversaire de l’Armistice. 

Verdun

 

Dans un village en Février

Un obus déclencha

Pendant l’hiver inachevé

Une bataille de 10 mois.

 

De nombreux hommes partirent

Pour combattre et gagner

Avec une tente pour dormir

Et du pain pour manger.

 

Bientôt l’honneur fut massacre

Car dans l’horreur de la guerre

On sentit l’odeur acre

D’une mort coutumière.

 

De nombreux hommes partirent

Trop de cadavres revinrent

Les récits furent bien pires

Et les canons survinrent.

 

300 jours de terreur

Et des millions d’obus

Bilan dévastateur

Pour cette guerre incongrue.

 

Puis la lumière disparut

Sous un temps hivernal

Ce fut l’heure du salut

Et de l’assaut final.

 

Nous étions vingt et cent

Sous le champ de bataille

Et le bruit incessant

Nouait nos entrailles.

 

Mais pourtant cachés

Dans le noir et la suie

Nous étions apeurés

Par les tirs et les cris.

 

Ce fut une longue journée

Où les soldats tombèrent

Malgré l’abri des tranchées

Dans la violence et le fer.

 

Enfin, dans l’obscur crépuscule

Du Soleil assombri

Les morts se bousculent

Dans les tranchées endormies,

 

Et les obus entassés

Dans la terre rouge sang

Donnent à l’air étouffant

Une pesanteur figée.

 

C’est dans le noir et la boue

Au cœur même du souterrain

Que, seul, je me tiens debout

Contre l’ennemi de Verdun.

 Novembre 2008

 

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