" La poésie est une salve contre l'habitude"

Henri Pichette, Les Epiphanies.

27 octobre 2012 ~ 0 Commentaire

04/10/12

Que ceux qui ne vont pas en cours

Plaident coupables en ce jour.

Qu’ils se dénoncent, qu’ils soient châtiés

De s’épargner telle corvée:

Métro bondé, vêtements trempés,

Cheveux frisés, yeux noirs cernés,

Mais que de motivation

Dans ce temps hors saison!

Jouer sous la pluie,

Danser dans le bruit

Des gouttes détrempant

Le sol enseveli

Sous les feuilles d’antan!

27 octobre 2012 ~ 0 Commentaire

03/09/12

Je précise que j’envoie ces chroniques le matin à certaines amies. Or, ce matin-là, après plusieurs jours de silence, l’une d’entre elles me fait remarquer d’une très jolie manière que je n’ai rien composé depuis quelques jours.

Comment? Aurais-je pu manquer à mon devoir?

Vous oublier d’écrire, d’un oeil ostentatoire

Dédaigner mon stylo, ne contant mes espoirs?

Oser passer le jour sans songer à vous voir?

Souffrez que de ma faute, faute de plus de temps

Réparant mon péché, je m’acquitte à présent.

 

Dans le wagon lancé, Strauss pour me réveiller,

Entre les passagers, la journée démarrée

Sera, l’ai-je pensé, un jour de bonne humeur

D’entrain et d’enthousiasme, de plaisir, de ferveur.

Le métro aura beau s’en aller devant moi,

La populasse folle et figée dans l’émoi

Se bousculer en vain pour une place assise,

Tout ce rite à mes yeux sera une bétise

une danse endiablée dans l’aube de ce jour

Une boutade simple, ou autre calembour

Qui égaie ce matin le début de mes cours.

Un air approprié cependant que le bourg

Défile dans l’air frais, me nargue tendrement.

Je pense à vous qui travaillez

Et vous demande de passer

Un jour plaisant et emphasé,

Si mon récit pouvait agir

Comme, sur malade, la panacée.

27 octobre 2012 ~ 0 Commentaire

27/09/12

Je suis allée dans mon ancien lycée, pour récupérer mon diplôme du bac. En passant, j’ai décidé d’apporter à un ami un gâteau pour fêter son anniversaire, et, pour une raison assez illogique, ce présent avait une forme de pingouin…

Situation étrange: dan le métro lancé,

Un pingouin sous le bras, un air échevelé

Cheminant vers H4, m’efforçant d’oublier

Les regards étonnés sur le paquet centrés.

Je le couve et j’angoisse, l’imaginant tomber,

Finir haché menu comme chair à pâtée,

Ou encore coincé entre deux citadins

Transpirant de l’effort, ne s’occupant de rien

Et surtout pas d’un être de chocolat vêtu

Qui gâcherait de bon matin leur journée folle, déjà perdue.

Arrivée au lycée, un air mélancolique

Souffle dans mes oreilles: « d’être là tu t’acquittes

en allant rechercher l’ultime paperasse

Qui comptait pour Henri, mais va, vis et trépasse! »

Sur cette note gaie, j’avance dans le cloitre

Tout en veillant Pingouin qui survit dans sa boite.

Enfin, après un temps d’attente torturée,

L’intéressé arrivé! L’animal est sauvé!

Il le prend, il le pose,

Et parle d’autre chose,

Entend un bruit léger,

Se retourne morose

Le temps d’apercevoir

De son socle déchue

La pauvre bête noire

S’écraser d’un bruit cru.

Rêve vite envolé,

Espoir d’une journée

En un rien effacé,

Oeuvre de plusieurs heures

Sur le sol étalée,

J’exprime ma rancoeur

D’un rire fou et vif puis salue le fripon,

Que dis-je, le cuistre! et m’en pour de bon.

Diplôme en main, coeur dans les pieds,

Sourire aux lèvres, bien qu’offusquée,

Une blonde aux yeux bleus dans les couloirs croisés

Avait chassé l’ennui, relancé ma journée!

Moralité: Jeudi vain, c’est certain,

Mais un peu d’endorphine

Dans les yeux de Céline!

 

 

27 octobre 2012 ~ 0 Commentaire

26/09/12

Réveil tumultueux? Matinée redoutable?

N’hésitez plus, sortez, avec bonnet, cartable

Allez vous exposer au vent humide et froid

De Paris à sept heures, digne des bords de mer

De Cherbourg, de Bretagne, de Saint-Dutronc-Les-Pères

Humez avec délices magasins, bancs de bois,

Recouverts de photos qui parlent de crédits

Qui proposent en vain des copies de Vinci,

Vous verrez, assez vite, vous serez matinaux!

Moralité: Mer, crédit, Vinci, c’est ample!

27 octobre 2012 ~ 0 Commentaire

25/09/12

Dans le deuxième train que j’avais pu trouver,

Le premier me narguant, s’en allant sous mon nez,

Une femme jaunie sur la quai, las d’attendre,

Mis sous mes narines une main avisée,

Tel un sceptre maudit qui chemin me barrait.

Une envie soudaine bien dure à réprimer

De laisser sur ce bras qui contrôlait l’empire

La trace sanglante et douce du vampire.

Quelle douleur hélas! de ne pouvoir rendre

A ce membre impoli une blessure tendre!

Moralité: marre du divin, sain, sceptre d’ambre!!

27 octobre 2012 ~ 0 Commentaire

24/09/12

Aux aurores levée, m’en allant au lycée

Sous la pluie surprenante et sans bottes ni kaouet

Je me suis retrouvée.

Moralité: parapluie de rigueur ou coupe de chien mouillé!

27 octobre 2012 ~ 0 Commentaire

Premier essai

Devant l’écran, figé d’angoisse, d’appréhension, le temps m’enlace

Trépasse et file,  insaisissable, comme l’impasse

Sur un devoir, devant lequel impossible est de concentrer

Le fonds de sa pensée, occupée à songer

Aux choses inutiles, mais bien plus attrayantes

Qu’une page blanchie, endormie,  effrayante,

Totalement vierge, mais couverte de fautes

Entachée par avance,  et narguant de ses hôtes

L’encre sale et funeste annonçant la rature

L’ultime erreur idiote, ineptie de nature.

Le retard s’insinue dans les cours quotidiens,

Et la lassitude va emplir son dessein,

Le refus restera de lâcher l’implacable

Souvenir du lycée, souvenir ineffable

Du bonheur inconnu, de la joie incertaine

De profiter sans fin de l’invisible aubaine.

29/09/2012

 

 

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